En ce moment, beaucoup de bloggeurs ferment, abandonnent ou réduisent leur fréquence de publication. Ayant déjà atteint depuis longtemps la périgée de l'inactivité et de l'inactualisation blogesque, je me suis dit qu'il valait mieux quitté 20six (quelle erreur ce changement de support machin chose...) pour partir sur d'autres bases.
Désormais, on va essayer de poursuivre le spectacle, car il s'agit bien de spectacle (je croyais pouvoir faire un blog "généralisant" mais les dernières notes n'ont pu que me montrer le recentrage naturelle et irrémédiable sur le moi-moi-moi et je crois que ça ne vaut pas le coup de présenter une oeuvre unique et objective pour la enième fois en sachant très bien que je vais sombrer tôt ou tard dans l'inactivité ou l'égocentrisme total). Pour la peine, je revendique pleinement l'abondance de couleurs qui feraient songer à un chapiteau de cirque et oui, Hesse, a raison, quand on écrit vraiment ce qui nous tient, ce qui fait enrager notre coeur, pleurer nos yeux et déchirer nos âmes, on a les doigts noirs.
Etant donné qu'il existe des nations, des ethnies, des écosystèmes, notre mère même, qui souffrent de jougs que l'on veut croire défaits ou inacessibles. Etant donné que l'horizon prend, dès le petit matin, des allures de murailles de béton et de pétrole. Etant donné qu'il est des gens autrement plus intéressants que nos pauvres personnes conditionnés dans un luxe qui dépasse la nécessité même de notre esprit. Alors oui, trempons nos doigts dans la lugubre teinte du deuil, attachons cet affolant moi-moi-moi comme une bête de cirque et faisons la tourner pour que de juge-pénitent, cette frêle âme ne soit plus qu'un humble homme devant ses fautes et celle de la société qu'il crée. Nous devons être le changement que nous voulons voir, peut-on encore croire en l'humanité et en sa bonté? certes non, plus maintenant mais peut-on tout abandonner pour autant?
"Dans une fosse comme un ours
chaque matin je me promène
tournons tournons tournons toujours
le ciel est bleu comme une chaîne
dans une fosse comme un ours
chaque matin je me promène."
Alcools, Apollinaire
On commence une nouvelle saison ici : http://sigurd.taulard.net/
J'ai pensé que cela fesait un bail qu'on me réclame une note et j'ai remarqué que j'ai encore pas mal de visiteurs pour un blog à moitié-mort. Bref, comme ma super note hyper-longue est encore entre mes mains à être méticuleusement travaillé je me suis dit que j'allais publier mon second essai dans le genre de la poèsie, c'est pas du grand art et ça se rapproche plus des pauvres textes en vers du 17ième, "vas-y que je fais passer une idée avec des rimes et pour la musicalité on repassera" mais pour un retour c'est déjà pas mal, non?
Etendart rouge, ô cimes blanches !
Etoiles jaunies, théâtre sanglant:
Partisans de l'ami Mao beuglants
La paix, passants impurs de tes hanches!
Royaume des cieux, croyais tu trouver
En Occident, père mercantil, justice ?
Malheur, car sans accords naguère ouvré
Droits et lois ne demeurent que malices.
Tibet, peule errant, état sans terres.
Plaie ouverte, suintante, humiliante
De nos chères nations terrifiantes
De valeurs, idéaux qui s'enterrent
Prières volantes
Pour ethnie mourrante...
Nota bene: concernant l'allusion aux hanches, ce n'est pas uniquement une références à d'éventuels viols ou violences sexuelles commises au Tibet, c'est également une référence à la maternité en lien avec les montagne (étymologie: en allemand: montagne ou château: Berg, protéger: bergen que l'on retrouve dans le mot français auberge: abri de passage, le but étant de faire apparaître le Tibet comme un territoire pur (blanc) et protecteur voir maternel à opposer au régime communiste (rouge aux étoiles jaunies).
Je sais, je sais, j'écris pas trop souvent en ce moment, enfin pas trop souvent sur ce blog... je manque de temps et je veux pas (plus) faire de notes de dix minutes chrono, hum ce que je fais là? une note de cinq minutes XD.
Mais je vais vous rassurer, je suis sur un gros coup, j'essaye de faire quelque chose d'assez évolué, d'assez complet et d'assez... 'fin je pense que vous verrez, au pire dans trois mois, au mieux dans quelques jours.
Allez petit indice, j'ai des tas de bouquins à lire, des tas de cours à révisser, des tas de fiches à faire et qu'est-ce que je fais? je relis mes vieux bouquins, oui mais quels auteurs : Bradburry et Orwell.
Je suis encore en vie et le soleil se lève toujours.
Je comptais faire ce questionnaire un de ces quatres, c'était un truc qu'il me restait à faire avant de me présenter comme un type ayant fait les quatre cent coups. Cela m'est venu hier pendant une randonnée en 4X4 durant laquelle je m'évertuais à composer un quatrain. Sinon j'ai mangé un quatre-quart à quatre heure tandis que j'écoutais les quatre-saisons de Vivaldi avant de repartir à quatre-pattes à la recherche de trèfles à quatre feuilles. J'avoue que c'est naze, je vais faire le test et c'est tout.
Quatre jobs que j'ai exercé
1. Lycéen (si si des fois on bosse, le dimanche soir à 23h30 entre autre).
2. stagiaire chez un métalier et un garagiste (tout de suite, faut bosser un peu plus).
3. menuiser, carreleur, plaquiste, décorateur, un peu charpentier et un peu maçon, le tout en autodidacte.
4. empereur interplanétaire via l'orbrétis (wé je cherche des mots qui existent pas à partir de connaissances latines minimes)
Quatre films qui m'ont marqués au fer rouge
1. Dersou Ouzala
2. Pulp fiction
3. Bloody Sunday
4. Requiem for a Dream
Quatre lieux qui m'ont accueilli
1. DTC, je sais c'est très lyrique
2. Strasbourg
3. Lingolsheim
4. dans un petit village au coeur des brumes sylvestres et loin de toute cette société qui me rejette (c'est vrai que je l'aide un peu à me jetter)
Quatre émissions de TV que je regarde
1. les documentaires sur arte
2. Questions pour un champion
3. les guignols de l'info
4. les simpsons
Quatre endroits où j'ai été en vacance
1. L'Egypte
2. La Slovénie
3. L'Allemagne
4. L'Italie
Quatre plats ou aliments que j'aime
1. Les escalopes de poulets
2. les gratins de légumes bien fait
3. Une bonne soupe de potiron
4. la tartiflette
Quatre sites orbrétiens assidûment fréquentés
1. Ogame
3. les gentils liens sur la droite
4. http://dictionnaire.tv5.org/dictionnaires.asp
Quatre endroits où j'aimerais aller
1. juste derrière ma fenêtre, dans la forêt
2. Dans l'Altaï, sur la terre des scythes
3. Au Tibet, non pas en Chine
4. Où que ce soit dans le monde où n'importe quelle injustice est commise (ça fait grand et beau héros plein d'audace et de fougue alors qu'en fait c'est pas le cas)
Aussi loin que remonte ma mémoire, j'ai le souvenir de toujours m'être posé des question d'ordre existentiel et métaphysique. Oh bien sur, l'enfant que j'étais ne se plongeait pas des heures durant dans ces questionnements complexes car l'enfant a ce charme formidable de passer avec promptitude d'un sentiment à un autre.
L'enfant a cette vertu d'avoir un esprit libre, qui ne se plaît guère à être soumis par une noire idée mais préfére gambader en toute hâte. Comme si cette liberté si belle n'était qu'éphémère, comme si elle devait vivre intensément avant d'être engloutie dans les tumultes de quelque système restrictif, du genre de ceux qui n’apprécient pas qu’on marche à côté du chemin tracé par cette formation rectiligne de manuscrits conventionnés pour ne pas dire ce mot terrible de conditionné.
Conditionné comme la bouffe lyophilisé dont on nous bourre à longueur de journée.
Conditionné comme les programmes aseptisés que l’on nous jette en pleine figure.
Conditionné comme ces belles paroles qu’on nous lance, qu’on nous retire, qu’on manipule par des ficelles habilement tirées en coulisse, qui nous hissent, nous ridiculisent, nous affaiblissent.
Conditionné comme cette société : conçue à faible coût dans des villages que les américains, au pays-roi des GPS, ne pourront jamais localisés sur une carte puis importée dans des raffiots croulants que la mer porte avec un tel dégoût qu’elle les vomit sur nos berges. Directement jetée dans des rayons, éclairée de néons décolorés, affublée de promotions fantaisistes, d’arguments écologiques et éthiques rapidement mentionnés sous des logos ambiguës ; directement achetée, consommée, régurgitée… déjà remplacée par cette infatigable rouage du conditionnement
Conditionné comme cette culture : littérature de novembre, l’époque où la moitié de la France écrit pour l’autre moitié qui lui préférera des sudoku pour son Paris-Roubaix.
Conditionné comme cette justice : justice de ménagère aux honoraires ministériels qui prend six fois la décision de renvoyer un imam, distingué par sa lutte féministe pour leur accorder le droit à la lapidation, et cinq fois de le réintroduire sur la terre des « droits de l’Homme » qui est aussi celle des droits du sol. Justice qui depuis quinze, depuis qu’un garçon est mort noyé sans juridiction ne fait qu’amputer sa main malade aussitôt remplacée par une prothèse provisoire alors que le bras tout entier est pourri. Justice qui se noye sous les affaires intraitées d’homicides, viols et violences éternelles mais pense encore à s’occuper de pauvres Puteaux qu’une trop grande gloire auront tôt fait d’étouffer dans l’oubli collectif. La justice française est une grande lépreuse qu’on soigne comme un malade imaginaire.
Un temps bien lointain que celui de cette insouciance puérile. Je me souviens des principaux inconvénients : jamais le temps de mémoriser une idée, de développer un thème, d'étayer une thèse, d'examiner profondément les choses. Oui mais quelle ivresse que celle des enfants ! Pas le temps d'être triste : une idée noire se profile à l'horizon qu'elle est déjà éclipsée par un soleil éclatant de bonne humeur, tellement fictif mais tellement rayonnant !Aujourd'hui, lorsque je me regarde dans un miroir, je ne vois que ce masque de tristesse, le visage d'un arlequin blasé qui a préféré troquer sa bonne mine enfantine contre un lugubre faciès, qui a laissé ses couleurs se délaver lentement pour finalement endosser un habit de brume, vaporeux et sinistre. C'est un fait, j'ai perdu cette enfance, j'ai gagné la morosité de ce siècle, j’ai touché aux obscures profondeurs de la morosité : le contrecoup de ma soif insatiable de réponses. Tous ces questionnements qui tour à tour, agrémentent les journées, tracassent l’esprit et tourmentent l’âme n’aboutissent qu’à cette seule réponse : la connaissance sans conscience conduit à la dégénérescence.
Ce qui est bon au travail de l’esprit, ne l’est pas forcément pour l’âme.
Nous sommes de pauvres hères, nous autres les hommes, à chercher dans les tréfonds de la pensée et de la logique les réponses à des questions superficielles et ô combien trop lointaines. Quelle est donc cette folie qui depuis la nuit des temps nous pousse à établir des taxinomies, des raisonnements, des sciences occultes, des sciences dures, des sciences humaines, des sciences qui en allant vers le bon sens s’éloignent du bon sens même, de notre vraie nature. En effet, pourquoi chercher à comprendre par des logiques aussi bancales et frêles que nos plus hautes tours l’incompréhensible : des réponses à nos question alambiquées. De tous temps, l’homme a édifié des tours de Babel qui grattent le ventre des plus hauts cumulus qu’il s’est ensuite évertué à analyser puis à trier, regrouper par analogies et enfin chercher à reproduire. Pourtant est-ce que cela nous a rendu plus heureux ? L’humanité a-t-elle réellement avancée grâce à toutes ses technologies, toutes ses recherches, tous ses défis.
Nous avons bâti des temples immenses capables de résister une éternité, nous les avons détruits pour en bâtir d’autres, que nous avons alors démantelés pour bâtir des villes, qui furent rasées pour en détruire d’autres, pour en gagner d’avantages, pour poursuivre ce cycle de construction et d’anéantissement. Nous avons crées des machines incroyables qui évoluent dans les airs et des tours immenses qui s’enfoncent dans les cieux, depuis lors, les premières servent à détruire les secondes. Nous avons conçu des milliards de vaccins, sauvés des milliards d’individus, résistés à des milliards d’épidémies, atteint un niveau d’hygiène considérable, pourtant ceux des nôtres qui vivent sur le continent ayant vu naître notre espèce n’ont pas même accès à l’eau potable, nous l’utilisons par ailleurs pour des complexes de golf aux herbes plus vertes que nature. Nous avons des armées de généticiens, des années de génétique, cependant, nos frères qui portent la marque de notre ciel et la couleur première de notre terre sont tués chaque jour pour un peu plus de ces pierres sur leurs dos ou un peu moins de teinte sur leur peau.
Nous sommes des roseaux, des roseaux pensants, mais ne parlons pas des roseaux actants.
Oui nous avons créé le béton armé, les structures métalliques, l’acier trempé, toutefois nous vivons encore avec plaisir dans nos maisons d’antan de gré et de torchis. Nous créons de gigantesques barrages dans des régions désertiques, seulement nous vivions plus simplement et plus heureux avec de rudimentaires shadoofs. On s’est détaché de notre mère nourricière comme un mauvais garçon mais nous craignons plus que tout son courroux. Un enfant craint toujours la colère de sa mère quand il sait qu’il a fauté, il répare pas pour autant ses tords. Nous pouvons vivre sans elle, nous le croyons du moins. Nous nous abritons derrière des façades de béton, des digues immenses, des armadas de sismomètre, une myriade de protections diverses. Notre orgueil même de garnement s’en trouve aussi solide que les alliages les plus durs néanmoins nous n’avons perdu que notre humilité, non notre pusillanimité.
Pourtant que la montagne est belle. Rien n’est plus doux que le chant délicat du ruissellement d’une regimbeuse rivière sur les galets épars qui en couvrent le fond. Rien n’est plus accueillant qu’un arbre aux branches torses et au feuillage épais, filtrant les rayons dorés du soleil. Quoi de plus serein qu’un ciel cristallin que parcourent quelques infatigables nuages immaculés de blanc portés par un vent modéré ? Quelles couleurs seraient être plus radieuses que les teintes vertes, jaunes, brunes, rouges que prennent nos paysages agrestes au fil du temps ? Quels chants en réalité sont plus émouvants que ceux de nos oiseaux ? En vérité, le propre de l’homme est d’être dans sa bucolique campagne et de savourer le temps, le soleil, la vie même…
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je partirai. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne …
Sous le soleil zénithale de plomb ; Corps sur plages de bitume Aux cœurs noyés d’amertume,
Le temps passe vite, une année s'est écoulée déjà.
Bonne année 2006 à tous
Voili, voilo, je vais essayer de faire de cette année, une gentille année avec plein de belles notes super longues (huhu) et chiantes (huhu) et tout plein de huhu avec, en cadeau. Et aussi de temps en temps, rappelez des choses que l'on oublie vite, tant qu'à faire.
Lisez Farhenheit 451 de Bradburry et 1984 d'Orwell et n'oubliez pas de vivre, de temps à autre, c'est une des choses que l'on oublie trop vite en ce bas monde.
Le reste des trucs super importants que j'ai à dire, je le distillerais dans mes notes.